J’Etais Médecin Dans Les Tranchées: 2 Août 1914 – 14 Juillet 1919

De Louis MAUFRAIS présenté par Martine VEILLET

Août 1914. Louis MAUFRAIS, étudiant en médecine, pense présenter l’internat quand la guerre éclate. Le jeune homme rejoint le front, découvre les tranchées. Il va y rester quatre ans. Quatre ans pendant lesquels il côtoie la mort les pieds dans la boue et les mains dans le sang, jour et nuit enterré au fond de postes de secours secoués par le souffle des obus. Quand il a un moment de repos, il prend des notes, photographie, pour raconter la souffrance, celle de ses camarades, la sienne, mais aussi l’amitié, le burlesque, l’absurde…

« Voici un texte hallucinant. Œuvre d’un médecin, qui a fait toute la Grande Guerre dans les tranchées, il est à ce jour inédit, publié pour la première fois en ce 90e anniversaire de l’Armistice. »

MAUFRAIS a été partout: d’abord en Argonne et en Champagne en 1915, à Verdun et sur la Somme en 1916, à nouveau à Verdun en 1917, enfin chirurgien dans une ambulance d’avril 1918 à janvier 1919. Non seulement il a été sur tous les fronts de la guerre, en France, mais au feu quatre années sur quatre. En cela, son témoignage est unique. Il l’est aussi en ce que son activité de médecin auxiliaire l’amenait à prendre des notes pour le suivi de ses blessés.
« Ce sont ses carnets et ses photographies, sauvegardés, qui lui ont permis, soixante ans plus tard, de dicter des fragments d’une précision inégalée: des informations et souvenirs intacts, comme congelés. »

J'étais medecin dans les tranchées: 2 août 1914 - 14 juillet 1919 Mon commentaire:

Témoignage rare d’un médecin sur les fronts d’Argonne, de Champagne et Verdun, du premier au dernier jour de la grande guerre. Vision différente de ce que j’ai lu jusqu’à ce jour.

Un passage résume bien ce qu’a pu vivre le personnel de santé sur le front:

Je fais remarquer au commandant que le fonctionnement du service de santé en ligne ne sera jamais bon tant que la position des postes de secours sera fixée sur le papier par des officiers d’état-major qui ne connaissent pas le terrain. Il faudrait, au moins, qu’ils demandent l’avis de ceux qui sont chargés d’en assurer le service.

Ca me fait penser vaguement à certaines choses mais ça c’est un autre débat.